la belle histoire du prophète yusuf ( joseph )

la belle histoire du prophète yusuf ( joseph )
Un jour Joseph dit : -0 mon père ! J'ai vu onze étoiles et le soleil et la lune qui m'adoraient.
-0 mon enfant ! Lui répondit Jacob, garde-toi bien de raconter ton songe à tes frères, de peur qu'ils n'imaginent contre toi quelque artifice, car Satan est l'ennemi déclaré de l'homme.
C'est ainsi que Dieu te prendra pour son élu et t'enseignera l'interprétation des événements ; il te comblera de ses bienfaits toi et la famille de Jacob, comme il en a comblé tes aïeux d'autrefois, Abraham et Isaac. Ton Seigneur est savant et sage.
Joseph et ses frères peuvent servir de marque de la bonté divine à ceux qui veulent s'instruire.
Un jour ses frères se disaient l'un à l'autre : Joseph et son frère Benjamin sont plus chers à notre père, et cependant nous sommes plus nombreux. En vérité notre père est dans une erreur évidente.
Tuez Joseph, ou bien éloignez-le quelque part ; les regards de votre père seront exclusivement pour vous. Ensuite vous vous conduirez en hommes de biens.
L'un d'entre eux dit alors : Ne mettez pas à mort Joseph, jetez-le plutôt au fond d'un puits, si vous voulez absolument vous en défaire ; quelque voyageur viendra et le ramassera.
Un jour les frères de Joseph dirent à Jacob : 0 notre père î pourquoi ne veux-tu pas nous confier Joseph ? Nous lui voulons cependant du bien.
Laisse-le partir demain avec nous, il paîtra les troupeaux et il jouera, nous serons ses gardiens.
J'éprouverai du chagrin, dit Jacob, si vous l'enlevez ; je crains qu'un loup ne le dévore pendant que vous n'y ferez pas attention.
Si un loup doit le dévorer, nous qui sommes plusieurs, nous serions bien malheureux de ne pouvoir le défendre.
Puis ils emmenèrent Joseph avec eux, et d'un commun accord le jetèrent au fond d'un puits. Nous fîmes plus tard* une révélation à Joseph, au moyen de laquelle il leur rappela cette circonstance, pendant qu'ils ne s'en doutaient pas.
*En Egypte, quand ses frères vinrent chercher des vivres.
Le soir ils se présentèrent devant leur père en pleurant.
0 notre père ! Dirent-ils, nous nous sommes éloignés pour courir à l'envi, et nous avons laissé Joseph auprès de nos hardes, et voici qu'un loup l'a dévoré. Mais tu ne nous croiras pas, quoique nous disions vrai.
Puis ils lui montrèrent sa chemise teinte d'un autre sang. Jacob leur dit : C'est vous-mêmes qui avez arrangé tout cela, mais la résignation vaux mieux. J'implore le secours de Dieu dans le malheur que vous venez de m'apprendre.
Il arriva que des voyageurs vinrent à passer par là ; ils envoyèrent un homme chargé de leur apporter de l'eau ; celui-ci laissa descendre son seau dans le puits, et s'écria : Quelle heureuse rencontre ! Voici un enfant. Ils le cachèrent pour le vendre ; mais Dieu connaissait leurs actions.
Ils le vendirent pour un vil prix, pour quelques drachmes d'argent, et comme tenant peu à le garder.
Celui qui l'acheta (ce fut un Egyptien) dit à sa femme : Donne-lui une hospitalité généreuse ; il peut nous être utile un jour, ou bien nous l'adopterons pour notre fils. C'est ainsi que nous avons établi Joseph dans ce pays-là ; nous lui apprîmes l'interprétation des événements. Dieu est puissant dans ses ½uvres ; mais la plupart des hommes ne le savent pas.
Lorsque Joseph parvint à l'âge de puberté, nous lui donnâmes la sagesse et la science ; c'est que nous récompensons ceux qui font le bien.
La femme dans la maison de laquelle il se trouvait conçut une passion pour lui ; elle ferma les portes de l'appartement et lui dit : Viens ici. Dieu m'en préserve, répondit Joseph. Mon maître m'a donné une généreuse hospitalité. Les méchants ne prospèrent pas.
Mais elle le sollicita, et il était sur le point de céder lorsqu'un avertissement de Dieu vint l'en détourner. Nous le lui avons donné pour le détourner du mal, d'une action déshonorante, car il était de nos serviteurs sincères.
Alors tous les deux s'élancèrent vers la porte, lui pour fuir, elle pour le retenir, et la femme déchira sa tunique par derrière. Sur ces entrefaites arrive le mari de la femme ; tous deux le rencontrent à l'entrée de la porte. Que mérite, dit la femme, celui qui a formé des intentions coupables à l'égard de ta femme, sinon la prison ou une punition terrible ?
C'est elle, dit Joseph, qui m'a sollicité au mal. Un parent de la femme témoigna contre elle alors, en disant : Si la tunique est déchirée par devant, c'est la femme qui dit la vérité et c'est Joseph qui est menteur.
Mais si elle est déchirée par derrière, c'est la femme qui a menti, et c'est Joseph qui dit la vérité.
Le mari examina la tunique et vit qu'elle était déchirée par derrière. Voilà de vos fourberies ! s'écria-t-il : elles sont grandes.
0 Joseph ! Laisse s'assoupir cette aventure ; et toi, ô femme ! demande pardon de ta faute, car tu as péché.
Les femmes de la ville se racontaient l'aventure en disant : La femme du seigneur d'Egypte a voulu jouir de son esclave, qui l'a rendue folle de lui. Elle est vraiment dans une fausse route.
Lorsque la femme du seigneur eut entendu ces propos, elle envoya des invitations à ces femmes, prépara un banquet, et donna à chacune d'elles un couteau : puis elle ordonna à Joseph de paraître devant ces femmes ; et quand elles l'eurent vu, elles le comblaient de louanges et se coupaient les doigts par distraction en s'écriant : 0 Dieu ! Ce n'est pas un homme, c'est un ange adorable.
Voilà, leur dit l'épouse du seigneur, celui qui a été cause des blâmes que vous avez déversés sur moi. J'ai voulu lui faire partager ma passion, mais il s'y refuse constamment ; s'il ne condescend pas à mes désirs, il sera jeté dans un cachot et réduit dans un état misérable.
Seigneur ! s'écria Joseph, la prison est préférable au crime auquel elles m'invitent ; et si tu ne me protèges contre leurs pièges, je pourrais y donner par un penchant de jeune homme et agir comme un insensé.
Dieu l'exauça et détourna de lui leurs machinations, car il entend et sait tout.
Cependant il leur plut, même après les signes de son innocence, de le jeter pour quelque temps dans un cachot.
Deux hommes furent en même temps emprisonnés avec lui ; l'un d'eux dit : J'ai rêvé cette nuit que je pressais du raisin ; et moi, dit l'autre, j'ai rêvé que je portais sur ma tête des pains que les oiseaux venaient becqueter. Donne-nous l'interprétation de ce songe, car nous te tenons pour un homme vertueux.
Joseph leur répondit : On ne vous aura pas encore apporté votre nourriture journalière que je vous aurai expliqué vos songes avant qu'ils se réalisent. Cette science me vient de Dieu qui me l'a enseignée, car j'ai abandonné la religion de ceux qui ne croient point en Dieu et qui nient la vie future.
Je professe la religion de mes pères Abraham, Isaac et Jacob ; nous n'associons aucune créature à Dieu. Cela vient de la faveur de Dieu envers nous comme envers tous les hommes, mais la plupart des hommes ne sont point reconnaissants.
0 mes camarades de prison ! Est-ce une multitude de seigneurs qui valent mieux, ou bien un Dieu unique et puissant ?
Ceux que vous adorez à côté de Dieu ne sont que de vains noms que vous avez inventés, vous et vos pères. Dieu ne vous a donné aucune preuve à l'appui de votre culte. Le pouvoir suprême n'appartient qu'à Dieu ; il vous commande de ne point adorer d'autre Dieu que lui. C'est la vraie religion, mais la plupart des hommes ne le savent pas.
0 mes camarades de prison ! L'un d'entre vous présentera la coupe de vin à son maître ; l'autre sera crucifié, et les oiseaux viendront se repaître de sa tête. La chose sur laquelle vous venez de m'interroger est décrétée infailliblement.
Puis Joseph dit à celui auquel il prédisait son élargissement : Quand tu seras libre, rappelle-moi au souvenir de ton maître. Satan lui fit oublier de parler de Joseph à son maître, et Joseph resta encore quelques années en prison.
Le roi d'Egypte dit un jour aux grands du royaume : j'ai vu en songe sept vaches grasses dévorées par sept vaches maigres, et sept épis verts, et sept autres épis desséchés. 0 seigneurs, expliquez-moi ma vision, si vous savez expliquer les songes.
Ce sont là des fantômes, des songes, nous n'entendons rien à l'explication des songes.
Celui des deux prisonniers qui avait été élargi leur dit (or il s'était souvenu de Joseph après quelques années) : Je vous en donnerai l'explication. Laissez-moi aller voir la personne qui le fera.
0 Joseph ! Homme véridique, explique-nous ce que signifient sept vaches grasses que sept vaches maigres dévorent, et sept épis verts et sept autres épis desséchés, afin que quand je serai de retour auprès de ceux qui m'ont envoyé, ils en connaissent l'explication.
Joseph lui répondit : Vous sèmerez pendant sept ans, comme d'habitude, le blé que vous aurez moissonné ; laissez-le dans l'épi*, excepté le peu que vous emploierez pour vos besoins.
*C'est-à-dire dans vos magasins sans le battre.
Ensuite de cela viendra sept années stériles qui consumeront tout ce que vous aurez mis en réserve, excepté le peu que vous aurez économisé.
Puis viendra une année pendant laquelle les habitants de ce pays auront beaucoup de pluies et presseront le raisin et les olives.
Alors le roi dit : Amenez-moi cet homme. Lorsque le messager vint trouver Joseph, celui-ci lui dit : Retourne auprès de ton maître, et demande-lui qu'est-ce que voulaient faire ces femmes qui se coupaient les doigts. Mon Seigneur (Dieu) connaît parfaitement leurs machinations.
Le roi demanda alors à ces femmes : Que voulaient dire ces instances pour faire partager à Joseph votre passion ? Dieu nous préserve, répondirent-elles ; il ne s'est rendu coupable d'aucun péché que nous sachions. Et le femme du gouverneur de l'Egypte ajouta : Maintenant la vérité s'est montrée à nu, c'est moi qui avais sollicité Joseph au mal ; lui a toujours dit la vérité.
Lorsque Joseph apprit tout cela, il dit : Que mon ancien maître sache maintenant que je ne l'ai point trahi dans son absence. Dieu ne mène pas à bonne fin les machinations des traîtres.
Je ne me dis pas non plus entièrement innocent : la concupiscence conduit au mal, sauf si Dieu a pitié de nous ; mais Dieu est indulgent et miséricordieux.
Le roi dit alors : Amenez-moi Joseph, je le prendrai à mon service particulier ; et quand il lui eut adressé quelques paroles, il lui dit : Dès aujourd'hui tu seras auprès de nous, investi d'autorité et de notre confiance.
Joseph lui dit : Donnez-moi l'intendance des magasins du pays. Je saurai les conserver avec intelligence.
C'est ainsi que nous avons établi fermement Joseph dans ce pays ; il pouvait choisir sa demeure partout où il voulait. Nous comblons de nos faveurs ceux que nous voulons, et nous ne laissons point périr la récompense des hommes qui font le bien.
Mais la récompense de la vie future est préférable pour ceux qui croient et craignent Dieu.
Il arriva que les frères de Joseph vinrent en Egypte et se présentèrent devant lui : il les reconnut ; mais eux ne le reconnurent pas.
Et lorsqu'il les eut pourvus de leurs provisions, il leur dit : Amenez-moi votre frère qui est resté avec votre père. Ne voyez-vous pas que je vous donne une bonne mesure et que je reçois bien mes hôtes ?
Si vous ne me l'amenez pas, vous n'aurez plus de blé ; sans lui ne paraissez pas devant moi.
Nous nous efforcerons, dirent-ils, de l'obtenir auprès de notre père, et nous ferons tout pour réussir.
Puis Joseph dit à ses gens : Mettez le prix de leur blé parmi leurs hardes ; peut-être s'en apercevront-ils à leur arrivée chez eux, et reviendront-ils ici pour le restituer.
Quand ils furent de retour auprès de leur père, ils lui dirent : On nous refusera à l'avenir le blé en Egypte ; laisse partir notre frère avec nous, et nous en obtiendrons. Nous aurons soin de lui.
Vous confierai-je encore celui-ci comme je vous avais confié autrefois son frère (Joseph) ? Dieu est le meilleur gardien ; il est le plus clément.
65. Et lorsqu'ils défirent leurs hardes, ils trouvèrent que le prix de leur blé leur avait été rendu. 0 notre père, dirent-ils, que pouvons-nous désirer de plus ? Voici le prix de notre blé qui nous a été rendu ; nous allons y retourner pour acheter des provisions pour nos familles ; nous aurons soin de notre frère ; cette fois-ci nous apporterons la charge d'un chameau de plus. C'est une charge si légère !
Je ne le laisserai pas partir avec vous, dit Jacob, à moins que vous ne juriez devant Dieu que vous me le ramènerez sain et sauf, s'il ne vous arrive pas quelque événement majeur. Lorsqu'ils le lui eurent promis, Jacob s'écria : Dieu m'est caution de vos engagements.
Puis il leur dit : 0 mes enfants ! En arrivant en Egypte, n'entrez point tous par une seule porte, mais par plusieurs à la fois ; cette précaution ne vous servira à rien contre les décrets de Dieu, car le pouvoir suprême appartient à Dieu. Je mets ma confiance en lui, et c'est en lui que met leur confiance les hommes qui se résignent.
Ils entrèrent donc dans la ville suivant l'ordre de leur père, mais cette précaution ne pouvait leur être d'aucune utilité contre les arrêts de Dieu, sauf qu'elle satisfaisait au désir de Jacob qui la leur avait recommandée. Or, Jacob possédait la science que nous lui enseignâmes ; mais la plupart des hommes n'en ont point.
Et quand ils se présentèrent devant Joseph, il retint son frère Benjamin, et lui dit : Je suis ton frère, ne t'afflige plus du crime qu'ils ont commis.
Joseph, les ayant dépourvus de leurs provisions, glissa une coupe à boire dans les hardes de son frère Benjamin, puis, par ses ordres, un héraut cria après eux : Hé ! Voyageurs ! Vous êtes donc voleurs ?
Les fils de Jacob retournèrent et s'écrièrent : Que cherchez-vous ?
Nous cherchons, leur répondit-on, la coupe du roi. Quiconque la restituera recevra une récompense en blé de la charge d'un chameau ; j'en suis garant, dit le héraut.
Nous en jurons par Dieu, répondirent les fils de Jacob ; vous savez que nous ne sommes point venus ici pour commettre des brigandages ; nous ne sommes point voleurs.
Et si vous mentez, quelle sera la peine de celui qui l'a fait ? Dirent les autres.
Celui, répondirent-ils, dans les hardes duquel sera trouvée la coupe vous sera livré en expiation. C'est ainsi que nous punissons les coupables*.
*C'est-à-dire : d'après l'usage en vigueur chez nous Hébreux, le voleur est retenu comme esclave.
Joseph commença par fouiller dans leurs sacs avant de fouiller celui de son frère, puis il sortit la coupe du sac de son frère. C'est nous qui avons suggéré cette ruse à Joseph ; il n'aurait pas pu, d'après la loi du roi de l'Egypte, s'emparer de la personne de son frère, à moins que Dieu ne l'eût voulu. Nous élevons le rang de celui que nous voulons. Il est quelqu'un plus savant que les savants.
Les fils de Jacob dirent alors : Si Benjamin a commis ce vol, son frère en avait commis un avant lui*. Joseph dissimulait tout et ne se fit pas connaître, et disait en lui-même : Vous êtes dans une condition plus à plaindre que nous deux. Dieu connaît mieux ce que vous racontez.
*D'après les traditions des musulmans, Joseph aurait volé, étant enfant, une idole à son grand-père Laban.
0 Seigneur ! Dirent-ils alors, il a un père âgé, respectable ; prends plutôt un d'entre nous à sa place. Nous savons que tu es généreux.
A Dieu ne plaise que je prenne un autre que celui chez qui notre coupe a été trouvée. Si je le faisais, j'agirais injustement.
Quand ils eurent désespéré du succès de leurs demandes, ils se retirèrent pour se consulter. Le plus âgé d'entre eux dit : Ne savez-vous pas que votre père a reçu de vous une promesse faite devant Dieu ? Ne vous rappelez-vous pas quel crime vous avez commis à l'égard de Joseph ? Je ne quitterai pas le pays que mon père ne me l'ait permis, ou que Dieu ne m'ait manifesté ses ordres, car il est le meilleur des juges.
Retournez auprès de votre père et dites-lui : 0 notre père ! ton fils à commis un vol : nous ne pouvons témoigner excepté de ce qui est à notre connaissance, et nous ne pouvions nous tenir en garde contre les choses imprévues.
Fais prendre des renseignements dans la ville où nous étions, et près de la caravane avec laquelle nous sommes arrivés, et tu verras que nous disons la vérité.
De retour chez eux, Jacob leur parla ainsi : Vous avez arrangé tout cela vous-mêmes ; mais prenons courage, peut-être Dieu me les rendra-t-il tous deux, car il est le Savant, le Sage.
Il s'éloigna donc d'eux et s'écria : Hélas ! ô Joseph ! et ses yeux blanchirent de tristesse, et il était opprimé de douleur.
Ses fils lui dirent : au nom de Dieu, tu ne cesseras donc de parler de Joseph jusqu'à ce que la mort te surprenne ou que la douleur termine tes jours ?
Je porte mon affliction et ma douleur devant Dieu, et je sais de Dieu ce que vous ne savez pas.
0 mes enfants ! Allez et informez-vous partout de Joseph et de son frère, et ne désespérez pas de la bonté de Dieu, car les ingrats seuls désespèrent de la bonté de Dieu.
Ils revinrent en Egypte ; et s'étant présentés chez Joseph, ils lui dirent : Seigneur ! la misère s'est appesantie sur nous et sur notre famille : nous n'apportons qu'une modique somme ; mais fais-nous remplir la mesure, fais-nous-en l'aumône. Dieu récompensera ceux qui font l'aumône.
Savez-vous ce que vous avez fait de Joseph et de son frère, quand vous étiez plongés dans l'ignorance ?
Serais-tu Joseph ? Lui dirent-ils. Oui, je suis Joseph, et celui-ci est mon frère. Dieu a été bienfaisant envers nous ; car quiconque le craint et persévère est heureux. Dieu ne fera pas périr la récompense des vertueux.
Par le nom de Dieu, répondirent-ils. Dieu t'a permis de nous faire du bien quoique nous ayons péché.
92. Je ne vous ferai point de reproches aujourd'hui ; Dieu vous pardonnera vos fautes, car il est le plus miséricordieux.
Allez et emportez ma tunique : couvrez-en le visage de mon père, il recouvrera la vue. Puis amenez-moi toute votre famille.
Quand la caravane partit d'Egypte, Jacob dit à ceux qui l'environnaient : Je sens l'odeur de Joseph ; vous pensez peut-être que je suis en délire ?
95. Par le nom de Dieu, lui répondit-on, tu es dans ton ancienne erreur.
Lorsque le messager porteur d'heureuse nouvelle arriva, il jeta la tunique de Joseph sur le visage de Jacob, et il recouvra la vue.
Ne vous ai-je pas dit que je sais de Dieu des choses que nous ne savons pas ?
0 notre père ! Dirent ses fils, implore notre pardon auprès de Dieu, car nous avons péché.
Oui, j'implorerai votre pardon auprès de Dieu, il est indulgent et miséricordieux.
Quand Jacob, avec sa famille arrivée en Egypte, vint chez Joseph, il les reçut chez lui et leur dit : Entrez en Egypte, s'il plaît ainsi à Dieu ; et habitez ce pays, à l'abri de toute crainte.
Il plaça sur un siège élevé ses père et mère qui tombèrent sur leurs faces pour l'adorer. 0 mon père ! dit Joseph, voilà l'explication de mon songe de l'autre jour : Dieu l'a réalisé ; il a été bienfaisant envers moi, quand il me délivra de la prison, quand il vous a amené auprès de moi du désert, après que Satan nous eut séparés moi et mes frères. Le Seigneur est plein de bonté quand il le veut. Il est le Savant, le Sage.
Seigneur, tu m'as accordé le pouvoir et tu m'as appris l'interprétation des événements. Créateur des cieux et de la terre, tu es mon protecteur dans ce monde des vertueux.
Telle est cette histoire, ô Muhammad ! Du nombre des récits inconnus que nous te révélons. Tu n'as pas été présent quand les frères de Joseph ourdirent en commun leur machination, et qu'ils lui tendirent un piège ; mais la plupart des hommes, quel que soit leur désir, n'y croiront pas.
Tu ne leur demanderas pas de salaire pour ce récit : c'est un avertissement pour tous les hommes.
Que de miracles répandus dans les cieux et sur la terre ! Ils passent auprès d'eux et s'en détournent.
La plupart ne croient point en Dieu, sans mêler à son culte celui des idoles.
Sont-ils donc sûrs que le châtiment de Dieu ne les enveloppera pas, que l'heure ne fondra pas à l'improviste sur eux pendant qu'ils ne s'y attendront pas ?
Dis-leur : Voici mon sentier : je vous appelle à Dieu par des preuves évidentes. Moi et celui qui me suivra, par la gloire de Dieu, nous ne sommes point idolâtres.
Nous n'avons jamais envoyé avant toi que des hommes choisis parmi le peuple de différentes cités, auxquels nous révélions nos ordres. N'ont-ils pas voyagé dans le pays ? N'y ont-ils pas remarqué quelle a été la fin de ceux qui ont vécu avant eux ? Certes, la demeure de l'autre monde est d'un plus haut prix pour ceux qui craignent Dieu. Ne le comprendront-ils pas ?
Lorsque à la fin nos apôtres désespèrent du succès de leurs efforts, quand les hommes s'imaginaient qu'ils mentaient, notre assistance ne fit pas défaut aux apôtres ; nous sauvons ceux que nous voulons, et notre vengeance ne saurait être détournée des têtes des coupables.
L'histoire des prophètes est remplie d'exemples instructifs pour les hommes doués de sens. Le livre n'est point un récit inventé à plaisir : il corrobore les Ecritures révélées avant lui, il donne l'explication de toute chose, il est la direction et une preuve de la grâce divine pour les croyants.
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# Posté le lundi 19 mars 2007 16:17

Modifié le lundi 19 mars 2007 17:31

Une histoir à moi ...

Une histoir à moi ...
"ALLAH (swt) m'a offert une fleur, comme je L'adore je l'ai placée dans mon coeur, elle est petite car elle n'a seulement 5 pétales : 1 qui est Ashadaa, 1 As-Salat, 1 A-zaquat, 1as-sawmn et la dernière Al hadj mais très particulières car

aucunes d'entres elles ne se sont fanées...
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# Posté le lundi 19 mars 2007 16:03

Modifié le mardi 20 mars 2007 04:21

Attitude envers les parents

Attitude envers les parents
Charge,garde-toi de marquer la moindre répulsion à leur égard ou de leur manquer de respect.
Parle-leur toujours affectueusement.
Fais preuve, à leur égard, d'humilité pour leur témoigner ta tendresse
et dis: Seigneur ! Aie pitié d'eux comme ils l'ont été pour moi, lorsqu'ils m'élevèrent tout petit.

(Coran, Sourate 17 - Le Voyage Nocturne, verset 23)

- Nous avons expressément recommandé à l'homme ses père et mère;
sa mère s'étant doublement exténuée,le portant puis le mettant au monde;
Son sevrage n'ayant lieu qu'au bout de deux ans.
Sois reconnaissant, lui fut-il prescrit, autant envers Moi qu'envers tes père et mère.
C'est vers Moi que vous serez ramenés.

(Coran, Sourate 31 – Loqman) verset
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# Posté le lundi 19 mars 2007 16:01

Modifié le mardi 20 mars 2007 06:22

Prophète de l'Islam : Les Vérités de Lamartine

Prophète de l'Islam : Les Vérités de Lamartine
"Jamais un homme ne se proposa, volontairement ou involontairement, un but plus sublime, puisque ce but était surhumain : Saper les superstitions interposées entre la créature et le Créateur, rendre Dieu à l'homme et l'homme à Dieu, restaurer l'idée rationnelle et sainte de la divinité dans ce chaos de dieux materiels et défigurés de l'idolatrie... Jamais homme n'accomplit en moins de temps une si immense et durable révolution dans le monde, puisque moins de deux siècle après sa prédication, l' islamisme, préché et armé, régnait sur les trois Arabies, conquérait à l'Unité de Dieu la Perse, le Khorassan, la Transoxiane, l'Inde occidentale, la Syrie, l'Egypte, l'Ethiopie, tout le continent connu de l'Afrique septentrionale, plusieurs iles de la méditerannée, l'Espagne et une partie de la Gaule.

Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l'immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l'homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l'histoire moderne à Mahomet ? Les plus fameux n'ont remués que des armes, des lois, des empires ; ils n'ont fondé, quand ils ont fondés quelque chose, que des puissances materielles, écroulées souvent avant eux. Celui-là a remué des armées, des legislations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d'hommes sur un tiers du globe habité ; mais il a remué, de plus, des idées, des croyances, des âmes. Il a fondé sur un Livre, dont chaque lettre est devenue une loi, une nationalité spirituelle qui englobe des peuples de toutes les langues et de toutes les races, et il a imprimé, pour caractère indélèbile de cette nationalité musulmane, la haine des faux dieux et la passion du Dieu un et immateriel...

Philosophe, orateur, apôtre, legislateur, guerrier, conquerant d'idées, restaurateur de dogmes rationels, d'un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d'un empire spirituel, voilà Mahomet. A toutes les echelles où l'on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ?..."

# Posté le mercredi 03 mai 2006 13:50

Une femme en islam

Une femme en islam
Aujourd'hui, quand on entend les mots "femme musulmane", les qualificatifs qui viennent à l'esprit sont : "diminuée, arriérée, humiliée". A l'origine de cela, plusieurs siècles de dénigrement et de contorsion de la vérité. Oui, l'image a été volontairement transformée afin qu'elle ne puisse agir avec son efficacité. "Ils veulent éteindre par leur bouche la lumière qu'ALLAH a envoyée, alors qu'ALLAH en est à compléter cette lumière, n'en déplaise aux gens".
On pousse le comble jusqu'à critiquer l'Islam, alors que c'est lui qui a élevé la femme à la dignité humaine. Le Coran dit "... les femmes ont des droits tout comme elles ont des devoirs. Cependant, les hommes ont un degré au-dessus d'elles". (2-228).
En Islam, la femme est un être humain à part entière. Tout être humain étant esclave d'ALLAH et astreint à ses ordres d'une part ; et détenteur des droits d'autre part, il en sera de même pour la femme.



Bien sûr, la nature de la femme étant quelque peu différente de l'homme, il est tout à fait normal qu'à côté de certains devoirs et droits communs, il y ait d'autres devoirs et droits spécifiques à elle.

Qui dit devoirs d'un individu dit droits d'un autre, et, pareillement, droits d'une personne signifient devoirs d'une autre. Les devoirs de la femme peuvent ainsi être classés en deux catégories :

Les devoirs résultant des droits d'ALLAH.
Les devoirs résultant des droits d'autres êtres humains.
Parmi les devoirs spécifiques à la femme, ALLAH lui a ordonné une tenue vestimentaire particulière. Tenue qui, aujourd'hui - n'ayons pas peur des mots" - étonne. Pourtant, à bien y réfléchir, elle est tout ce qu'il y a de plus sage.

Il est dans la nature humaine de réprouver les relations extra-maritales. Tout humain digne de ce nom considère cela comme grave. Les Ecritures Anciennes disent : " Tu ne commettras pas l'adultère", (car) c'est un acte honteux. Et quelle mauvaise voie ! (17-32). L'Islam interdit donc tout ce qui contribue à approcher de l'adultère. La prudence même veut que bien avant le danger proprement dit, l'accès à toute zone adjacente soit interdit.

C'est pourquoi l'islam a interdit les préliminaires à ce péché, comme le toucher, les conversations, les rencontres, le regard volontaire, la pensée volontaire. Maîtriser sa pensée dépends de chaque individu, il ne peut donc y avoir de loi collective à ce sujet. Pour le reste, c'est-à-dire les conversations, rencontres et regards, l'Islam a pris des dispositions.

ALLAH, dans le Coran, dit aux épouses du Prophète Mouhammad (paix et bénédictions soient sur lui) et aux autres femmes à plus forte raison : " Si vous craignez ALLAH, n'arrangez pas (votre voix) en parlant (à un étranger : personne qu'on peut se marier d'après la loi islamique), de crainte que ne vous celui dans le c½ur duquel il ya une maladie et dites des paroles convenables. Et restez chez vous et ne vous exhibez pas comme on s'exhibait aux temps de l'Ignorance Première" (33-33). ALLAH dit aussi : "Et dis aux croyantes de baisser leur regard, de préserver leur chasteté et de ne pas montrer leurs parures" (24-31). "O Prophète, dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, qu'elles rabattent sur elles leur voile. Ceci favorisera le fait qu'elles soient reconnues et qu'elles ne soient pas importunés" (33-59).

Ce dernier verset souligne un des avantages de cet habit : les voyous et autres chenapans s'évertuent à importuner les femmes habillés indécemment.

La tenue vestimentaire prescrite par l'Islam permet ainsi de dissimuler les femmes aux regards qui ne demandent qu'à les dévorer.

Voici bien la sagesse de l'Islam : des mesures préliminaires afin de diminuer les risques du plus grave.

Par ces mesures, l'Islam veut aussi que la femme se réserve à son mari, se consacre à sa famille, afin que soit fondée une famille, une vraie, avec toute la tendresse et le bonheur qu'elle peut renfermer.

Car la femme a aussi des devoirs envers sa famille. Premièrement celui de servir son mari. La parole suivante du Prophète (psl) est suffisante pour nous montrer le point de vue de l'Islam en la matière. Il dit : "Si j'ordonnais à quelqu'un une prosternation de respect à quelqu'un, c'est bien à la femme que j'ordonnerais de se prosterner devant son mari". (Cité dans Mishkat).

La femme doit aussi s'occuper de ses enfants, leur donner une éducation de base pour leur croyances, leurs actions, leurs manières.

Etant la première école des enfants, celle qui les marquera toute leur vie durant, elle doit faire preuve de toute sa sagesse et sa douceur pour leur inculquer ces éléments de base. Ces tâches aussi sont des obligations sur elle, et leur application lui vaudra des récompenses dans l'Au-delà. Une Tradition dit : Que quelqu'un éduque son enfant vaut mieux pour lui que de se donner une mesure de grain en charité". (Rapportée par Tirmizi).

Si toutes les mères de famille remplissaient leur rôle, il y a aurait aujourd'hui moins de délinquances chez les jeunes, moins de violence, moins de drogue, moins de suicide.

Aujourd'hui nous considérons ces préceptes - tant l'apparence vestimentaire que le rôle de la femme à son foyer - comme une entrave à notre progrès et à notre intégration dans la société moderne. Nous oublions qu'à travers les siècles, les outils et les machines ont û changer, mais l'être humain, lui, est toujours le même. La nature humaine n'a pas plus progressé que les corps ont changé de forme. "... la nature qu'ALLAH (vous) a donnée, selon laquelle il a crée les hommes. Pas de changement à la création d'ALLAH" (Coran : 30-10). C'est pourquoi les ordres d'ALLAH sont toujours d'actualité, quand bien même trente siècles se seraient écoulés depuis leur promulgation.

Et puis l'Islam n'a jamais obligé la femme a resté cloîtrée entre quatre murs, ni à rester en retrait total de la société. A côté des devoirs qui lui incombent, la femme possède plusieurs droits. Tout en restant dans les limites de la Sharia (loi islamique), elle peut très bien s'instruire, faire des achats, aider son mari, avoir des loisirs, voyager.

Une fois les femmes firent part au Prophète Mouhammad (psl) de leur désir de se rassembler afin d'écouter ses paroles. Ce à quoi le Prophète (psl) donna son accord (d'après une Tradition rapportée par Boukhari). Aicha (ra) avait acheté Barira (ra), qui était esclave, sur cette Tradition, Boukhari titre : "Vendre et acheter avec des femmes". Asma bint Abi Bakr s'occupait du chameau et du cheval de son mari et se rendait pour ces tâches au champ de celui-ci (d'après une Tradition rapportée par Boukhari).

Aicha (ra) avait des poupées en chiffon et jouait avec ses compagnes. Le Prophète (psl) lui fit voir le jeu des Abyssiniens qui maniaient la lance dans la cour de la Mosquée. Il avait même fait avec elle une course à pied qu'Aïcha (ra) avait gagné. Plus tard, ayant pris du poids, elle perdit, ce qui fit dire au Prophète (psl) : "Nous sommes à égalité à présent" (d'après une Tradition rapportée par Boukhari).

L'Envoyé d'ALLAH (psl) a dit : " Il n'est pas permis à une femme qui croit en ALLAH et au Jour Dernier d'effectuer un voyage (à pied) de trois jours et de trois nuit (ou la distance équivalente en quelque temps que ces soit), sauf si elle est accompagnée de son mari ou d'un proche avec qui elle ne peut se marier. (Rapportée par Boukhari).

On doit cependant se souvenir que tous ces actes sont permis lorsqu'ils n'entraînent pas d'autres actes interdits.

Voilà pour quelques droits et devoirs de la femme.

Reste un point à éclaircir :

Une contradiction peut apparaître entre deux devoirs différents. Supposons que le mari ordonne à sa femme de ne pas accomplir une prière obligatoire (Il y en a cinq par jour). Ici l'ordre d'ALLAH, la prière obligatoire, est opposé à l'ordre du mari.

Pour de telle contradictions, il faut se souvenir de deux règles :

Le droit d'ALLAH passera avant le droit d'un être humain ; ensuite le droit du mari passera avant le droit des parents.
Le devoir obligatoire passera toujours avant l'acte surérogatoire.
Dans l'exemple cité ci-dessus, la femme devra accomplir la prière obligatoire et n'obéira pas à son mari. Nul besoin cependant, pour elle, d'entrer en conflit avec lui et de l'injurier. Elle peut très bien, avec sagesse et calme, accomplir sa prière obligatoire dans l'heure réglementaire lorsque son mari sera sorti. Elle lui expliquera plus tard avec douceur ce qu'elle a fait et pourquoi l'a-t-elle fait.

Prenons un autre exemple : le mari demande à son épouse de ne pas accomplir la prière (pas obligatoire mais qui permet de rapportée des récompenses) et de préparer ses affaires parce qu'il se rends soudainement en voyage. Ici, une action surérogatoire, la prière non-obligatoire, est confrontée à une autre, obligatoire, celle de s'occuper de son mari. En vertu de la seconde règle énoncée plus haut, l'épouse délaissera cette prière pour préparer les affaires de son mari.

Un troisième exemple : l'enfant a besoin de sa mère, alors que celle-ci est occuper à la récitation du Saint Coran. Elle interrompra alors momentanément sa récitation du Coran, car c'est un acte surérogatoire, pour s'occuper de son enfant, ce qui est obligatoire.

Enfin, voici deux Traditions du Prophète (paix et bénédictions soient sur lui) qui se rapportent à la femme et qui illustrent parfaitement la position de l'Islam à son sujet. L'Envoyé d'ALLAH (psl) a dit : Je n'ai laissé après moi aucun Fitnah plus grave pour les hommes que les femmes", et dit aussi "... dans ce monde, la meilleure chose est bien une femme vertueuse".
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# Posté le samedi 29 avril 2006 09:15

Modifié le lundi 16 juillet 2007 17:19